- Pourquoi la certification forestière ?
Le commerce des produits à base de bois exerce une forte influence sur la gestion forestière en amont. La nature de la demande, le niveau de la demande et le niveau des prix se traduisent par une pression plus ou moins forte sur les milieux naturels. La prise de conscience du consommateur sur les thèmes environnementaux laisse espérer qu'il oriente ses choix d'achat en conséquence et que cette modification de la demande ait un effet sur l'offre et les modalités de la gestion forestière.
Il est donc nécessaire d'informer le consommateur sur le mode de gestion de la forêt d'où est issu le bois qu'il achète. Cette gestion respecte-t-elle les principes énoncés à Rio ? Prend-elle en compte la participation du citoyen ? Le développement local ? La juste rémunération des ouvriers forestiers ? La protection de la biodiversité ? La protection des éléments patrimoniaux exceptionnels ? L'environnement physique (qualité de l'eau , des sols, des paysages...) ?
Ce n'est bien sûr pas au consommateur de vérifier que chacune de ces questions reçoit une réponse appropriée. Il est donc nécessaire d'avoir un système qui garantisse le niveau de qualité environnementale et sociale du produit qu'il achète.
Les systèmes de certification permettent par des méthodes standardisées et précises de garantir la qualité d’un produit ou d’une organisation. Ils doivent reposer sur un cahier des charges définissant les conditions de production du produit, des modalités de contrôle de la chaîne de transformation du bois et des procédures d'audit et d’accréditation reconnues. Par ailleurs, pour être valide, une démarche de certification doit à nos yeux s'appuyer sur 4 grands principes : transparence, concertation avec les parties prenantes et recherche de consensus, certification par une tierce partie indépendante, prise en compte de l'amélioration continue.
Idéalement, il faudrait certainement n'avoir qu'un seul système de référence pour que l'information sur la qualité environnementale et sociale des produits bois soit facilement appréhendée par le consommateur. Cependant, bien que quelques systèmes de certification répondent aux critères évoqués ci-dessus (FSC, PEFC…), aucun ne peut prétendre à ce jour être abouti et totalement fiable. La notion même de durabilité de la gestion forestière est en perpétuelle évolution et change au gré des connaissances scientifiques et des compromis entre acteurs. Les systèmes de certifications sont dépendants de cet état de fait et leurs standards et leurs méthodes vont évoluer dans les années à venir. A l’heure actuelle, nous pensons donc que la cœxistence et l'émulation mutuelle entre quelques systèmes de certification sont nécessaires pour encourager leur saine évolution.
FNE s'intéresse à tous les systèmes de certification pour peu qu'ils répondent ces principes. C'est sur cette base que FNE participe à l’élaboration du système français de certification PEFC depuis avril 1999. Dans les instances nationales et régionales de PEFC France, FNE et ses associations membres tentent de faire valoir le point de vue des mouvements de protection de l’environnement sur la forêt. Dans la même logique, FNE s'est engagée avec d'autres ONGs à contribuer à l'amélioration du système PEFC au niveau international.
Notre engagement auprès de PEFC repose sur l'évaluation de la conformité du système aux principes que nous jugeons importants et sur notre volonté de travailler constructivement à l'amélioration des systèmes de certification. Nous restons totalement indépendant de PEFC et notre engagement n'est pas inaltérable. Il dépendra de l’évolution de ce système. Dans le même esprit d’indépendance et d’objectivité, FNE est prêt à travailler avec d'autres systèmes de certification internationale de la gestion durable pour des forêts de qualité. En ce sens, FNE a souhaité adhérer à FSC France récemment constituée en France.
De façon complémentaire et tout aussi essentielle, FNE participe à plusieurs comités de certification de la gestion durable d'organismes de certification, désormais ouverts à la société civile.
Il est donc nécessaire d'informer le consommateur sur le mode de gestion de la forêt d'où est issu le bois qu'il achète. Cette gestion respecte-t-elle les principes énoncés à Rio ? Prend-elle en compte la participation du citoyen ? Le développement local ? La juste rémunération des ouvriers forestiers ? La protection de la biodiversité ? La protection des éléments patrimoniaux exceptionnels ? L'environnement physique (qualité de l'eau , des sols, des paysages...) ?
Ce n'est bien sûr pas au consommateur de vérifier que chacune de ces questions reçoit une réponse appropriée. Il est donc nécessaire d'avoir un système qui garantisse le niveau de qualité environnementale et sociale du produit qu'il achète.
- Comment fonctionne la certification forestière ?
Les systèmes de certification permettent par des méthodes standardisées et précises de garantir la qualité d’un produit ou d’une organisation. Ils doivent reposer sur un cahier des charges définissant les conditions de production du produit, des modalités de contrôle de la chaîne de transformation du bois et des procédures d'audit et d’accréditation reconnues. Par ailleurs, pour être valide, une démarche de certification doit à nos yeux s'appuyer sur 4 grands principes : transparence, concertation avec les parties prenantes et recherche de consensus, certification par une tierce partie indépendante, prise en compte de l'amélioration continue.
Idéalement, il faudrait certainement n'avoir qu'un seul système de référence pour que l'information sur la qualité environnementale et sociale des produits bois soit facilement appréhendée par le consommateur. Cependant, bien que quelques systèmes de certification répondent aux critères évoqués ci-dessus (FSC, PEFC…), aucun ne peut prétendre à ce jour être abouti et totalement fiable. La notion même de durabilité de la gestion forestière est en perpétuelle évolution et change au gré des connaissances scientifiques et des compromis entre acteurs. Les systèmes de certifications sont dépendants de cet état de fait et leurs standards et leurs méthodes vont évoluer dans les années à venir. A l’heure actuelle, nous pensons donc que la cœxistence et l'émulation mutuelle entre quelques systèmes de certification sont nécessaires pour encourager leur saine évolution.
- Rôle de FNE dans la certification forestière
FNE s'intéresse à tous les systèmes de certification pour peu qu'ils répondent ces principes. C'est sur cette base que FNE participe à l’élaboration du système français de certification PEFC depuis avril 1999. Dans les instances nationales et régionales de PEFC France, FNE et ses associations membres tentent de faire valoir le point de vue des mouvements de protection de l’environnement sur la forêt. Dans la même logique, FNE s'est engagée avec d'autres ONGs à contribuer à l'amélioration du système PEFC au niveau international.
Notre engagement auprès de PEFC repose sur l'évaluation de la conformité du système aux principes que nous jugeons importants et sur notre volonté de travailler constructivement à l'amélioration des systèmes de certification. Nous restons totalement indépendant de PEFC et notre engagement n'est pas inaltérable. Il dépendra de l’évolution de ce système. Dans le même esprit d’indépendance et d’objectivité, FNE est prêt à travailler avec d'autres systèmes de certification internationale de la gestion durable pour des forêts de qualité. En ce sens, FNE a souhaité adhérer à FSC France récemment constituée en France.
De façon complémentaire et tout aussi essentielle, FNE participe à plusieurs comités de certification de la gestion durable d'organismes de certification, désormais ouverts à la société civile.
