Dès lors que l’on prend conscience de la finitude des ressources, prendre soin retrouve du sens. On prend soin de ce qui a de la valeur parce qu’on en a besoin et ce d’autant plus quand c’est rare.
Une économie générant moins d’impacts ne signifie pas forcément une économie moins dynamique. La recherche de nouveaux procédés de production plus efficients et moins prédateurs de ressources peut déboucher sur des créations d’emplois.
Le changement de nos modes de production est possible via le développement de nouvelles activités. Ce changement doit aussi concerner toutes les activités qui sont amenées à prendre en compte la préservation de la biodiversité et des ressources vivantes ou la lutte contre le changement climatique.
Développer et soutenir les activités écologiques
Soutenir la rechercheLe développement de la recherche en faveur de produits et services de moins en moins impactants sur l’environnement doit être encouragé, notamment autour de l’éco-conception.
Un dispositif paritaire permettant d’évaluer la justification des choix de recherche est souhaité (gouvernance indispensable si l’on veut sortir des conflits incessants autour d’Analyse de Cycle de Vie plus ou moins objectives). La recherche doit en effet répondre à de réels besoins et non devenir une fin en soi ou, pire encore, un alibi pour une stratégie commerciale (Cf. les OGM…). Mettre sur le marché des produits qui risquent de bouleverser irrémédiablement les équilibres naturels ne doit plus se faire aussi aisément qu’aujourd’hui.
Faciliter l’investissement et le soutien bancaire aux éco-activitésPour stimuler les investissements, il importe que les banques et les fonds publics (part de l’emprunt public consacré au « développement durable »…) adressent un message clair en proposant des prêts avantageux aux entreprises qui réorientent leur production. La structure paritaire proposée dans le chapitre précédent pourrait fixer des critères pour l’attribution de ces produits. Il serait aussi pertinent que le secteur bancaire s’appuie sur la mobilisation de la demande pour proposer des fonds communs de placement dédiés à ces investissements innovants.
Soutenir directement des activités territorialisées et d’intérêt écologiqueLes activités territorialisée ou d’intérêt écologique doivent faire l’objet d’aide directe, soit par un allègement des taxes (taxe professionnelle, taxe sur les bénéfices) soit par des aides directes ou tout autres mécanismes d’aides.
Les activités à privilégier sont: les éco-activités, les activités agricoles écologiquement responsables, les activités qui favorisent les circuits courts, les activités de reparation ou encore le secteur de l’économie sociale et solidaire.
Accompagner les évolutions professionnelles
Former aux nouveaux métiers et aux nouveaux modes de productionIl s’agit, à la fois, de développer une offre de formation vers de nouveaux métiers, orientés vers la prévention des impacts, et de prévoir l’inclusion, dans chaque cursus de formation professionnelle initiale et continue, de sessions spécifiques pour relever les principaux défis environnementaux, avec la formation à des gestes et à des actions concrètes adaptés aux métiers concernés.
Permettre la reconversion des travailleursTout changement se traduit par des destructions et des créations d’emplois. Il conviendra de limiter les impacts sociaux des destructions en s’appuyant sur les compétences des travailleurs concernés. Des compétences en électronique peuvent s’avérer très utiles pour fabriquer des dispositifs d’économie d’énergie.
Des fonds de garantie peuvent également être développés et être spécifiquement tournés vers les salariés d’entreprises dont l’activité a disparu en raison d’impacts écologiques trop importants.
