L'agriculture n'est pas une activité économique comme les autres. Pour la réguler, la politique agricole commune, ou PAC, a été mise en place par l'Union Européenne.
Aujourd'hui, la PAC ne répond plus aux objectifs d'une agriculture durable. 2013 représente une chance de réformer profondément cette politique indispensable et d'écrire un nouveau contrat entre les citoyens et les agriculteurs. Après le bilan de santé de la Politique agricole commune de 2008, des négociations européennes débutent pour redéfinir le futur de la PAC après 2013. Une politique agricole européenne ambitieuse et forte est incontournable
Deux piliers mal équilibrés
Initiée par le traité de Rome en 1957, la Politique Agricole Commune avait pour objectif de stimuler la production agricole européenne. La PAC est basée sur deux piliers, les aides directes aux agriculteurs et les aides au développement rural. Avec des paiements directs fondés sur les rendements, la PAC a favorisé massivement la production agricole. En parallèle, la PAC s'est peu préoccupée du bien-être des animaux d'élevage et de la préservation de l'environnement. Les budgets dédiés aux prairies, aux mesures agroenvironnementales et à l'agriculture biologique sont insuffisants. Enfin, FNE regrette le manque d'ambition des conditions environnementales à respecter par les agriculteurs pour se voir attribuer des aides.
Une répartition des aides très inégale


Des conséquences sur notre alimentation, nos paysages, notre environnement

- Des exploitations trop grandes et trop specialisées
- Une compétitivité tournée vers les rendements et non vers l’autonomie des exploitations
En moyenne nationale, l’agriculture injecte 60 % de son chiffre d’affaires sous forme d’intrants
Pour produire 100 € de céréales, lait, viande, oeufs, fruits et légumes, une exploitation agricole française dépense en moyenne 60 € en intrants (engrais, pesticides, carburant, aliments pour le bétail).
Des paysages simplifiés avec, dans de nombreuses régions, une place insuffisante laissée aux « espaces de régulation écologique » : les haies, les talus, les bandes d’herbe.
Comment imaginer produire demain des aliments sans pollinisateurs, sur des sols appauvris en humus, avec des rivières asséchées ?
L’appauvrissement de la biodiversité sauvage
(la faune et la flore) et domestique, en terme de races et de variétés
La surconsommation de l’eau et des pollutions nombreuses, une dégradation du sol et de la qualité de l’air…
96% des cours d'eau français et 61% des eaux souterraines sont pollués par les pesticides (source IFEN).
La politique agricole commune est remise en cause par les citoyens. Ils souhaitent renouer avec leur agriculture, avec des produits de proximité, de saison, diversifiés et sains, à bas niveau de pesticides et respectant le bien-être animal. Ils demandent l'essor des agricultures les plus favorables à l'environnement, comme l'agriculture biologique ou l'agriculture à bas niveau d'intrants (engrais, pesticides, carburants...).



