Manger ou conduire : il faudra choisir !
Les agrocarburants (carburants produits à partir de l'agriculture) ont souvent été présentés par les pouvoirs publics comme une solution face à la dépendance énergétique de la France, aux émissions de gaz à effet de serre et au manque de débouchés agricoles. Or, à y regarder de plus près, les bilans énergétiques, écologiques et sanitaires des filières industrielles d'agrocarburants sont loin d'être satisfaisants. Par ailleurs, ils entrent en compétition avec la production alimentaire. C'est pourquoi FNE s'oppose à tout objectif d'incorporation d'agrocarburants dans les transports.
Il existe deux filières de production industrielle d'agrocarburants :
l'
éthanol (alcool) produit à partir de blé ou de betterave, comme additif de substitution à l'essence, l'ester méthylique de colza (appelé
Diester), issu d'une transformation chimique de l'huile de colza en substitution du gasoil. Pour FNE, les objectifs d'incorporation d'agrocarburants fixés par les politiques publiques constituent une impasse. En effet, les surfaces agricoles européennes étant insuffisantes, l'Europe, pour satisfaire ces objectifs, devra forcément importer des agrocarburants issus de la déforestation en milieu tropical (Brésil, Indonésie, Malaisie, etc.) avec des conséquences dramatiques pour la biodiversité et l'agriculture vivrière locale.
Pour FNE, seule
l'huile-carburant autoproduite et autoconsommée dans les exploitations agricoles présente un réel intérêt en favorisant l'autonomie énergétique des exploitations, et donc la souveraineté alimentaire.
Retrouvez les positions de France Nature Environnement sur les agrocarburants :
ici