22-12-2009 / Copenhague et nous
De retour à Paris, Copenhague nous semble déjà loin. Même si la neige tient encore un peu, il ferait ici presque doux. Dur, dans ces conditions, de faire le bilan de ces 15 jours passés en dehors du temps pour sauver le monde. En a-t-on même envie ? Allons, que l’on sache au mois en tirer de constructives leçons ; pour vite les transformer en de bonnes, très bonnes résolutions.
1. Sur la société civile, tu compteras
Il y a eu de très beaux moments au Bella Center, permis par une mobilisation sans précédent de la société civile. Cette mobilisation ne doit pas s’arrêter : c’est la société civile qui porte la lutte contre le changement climatique, et c’est surtout elle qui supportera les conséquences de ce dernier. Représentant la jeunesse engagée, les insulaires menacés, les populations les plus vulnérables comme les plus argentées, les ONG ont investi la scène climatique. Environnementales et humanitaires se sont liées. De l’observation à la contestation en passant par la force de proposition, leurs actions doivent trouver une meilleure association dans le processus des négociations.
2. Les pays en développement, tu respecteras
Il est simplement dommage de sentir le besoin de le rappeler.
3. A Santa Claus, tu ne croiras pas
Le Père Noël made in USA ? Il est déjà bien occupé à l’intérieur de son vaste territoire, et son arrogante hotte n’est peut être as si grande. Alors on n’attendra plus son intervention du Dernier Jour la bouche en cœur. On cultivera soi-même l’espoir qu’il a su faire naître sans se laisser vaincre par la rancœur. Et surtout, on restera vigilant. Certains comportements ne se justifient pas même par l’urgence.
4. L’exemple, tu donneras
Il ne suffit pas de se vanter d’un leadership, il faut encore ne pas démériter. Et arrêter d’attendre que le voisin, dont le pré est tout à la fois plus vert (lui il a les capacités de faire) et plus jaune (il émet forcément beaucoup trop), agisse. S’il est encourageant qu’un pays fixe la barre environnementale haute, il est admirable qu’il l’atteigne, d’abord, chez lui. Et on dit bien, « chez lui », car les émissions de gaz à effet de serre s’exportent plus facilement encore que nos emplois.
5. De la gastronomie danoise, tu te méfieras
Ok, ce n’est pas objectif : on a principalement goûté à celle servie dans le Bella Center ou le paquebot qui nous a logé. Mais on gardera un souvenir ému de ce fameux choux-rouge aux cerises confites et du poisson fumé au petit-déjeuner. Sans oublier notre fin de séjour 100% gras ; du hot dog noyé dans du ketchup-mayo-sauce-barbecue aux sandwiches ferroviaires aussi rares que secs. Pourtant, oui, nous savons maintenant que les cochons nous aiment et sont nos amis.
6. Ton équipe, tu remercieras
Parce qu’alimenter ce blog par une plume et un visage uniques aurait été bien trop triste, et pesant. Parce que notre cabine aurait été bien trop vaste si on n’avait pas été 3 ou 4 dedans. Parce qu’une expérience pareille ne se vit pas seul et que ces souvenirs se partageront à plusieurs, je remercie Béatrice, Grégory, Céline, Thomas, Arnaud (porte parole de FNE), mais aussi Bénédicte, Yann et Gaëlle restés en support à Paris, et bien sûr toute l’équipe de FNE de nous avoir permis d’être ici, encouragés et suivis.