Sommet de Copenhague sur le climat du 7 au18 décembre 2009
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Les manifestations du changement climatique

Certaines des conséquences du réchauffement climatiques d’observent déjà aujourd’hui, à commencer par la fonte des banquises. Par exemple, une étude de la NASA (voir ici, en anglais) estime qu’en 2009, pour la première fois dans l’histoire moderne, la superficie de glaces saisonnières a dépassé en proportion celle des glaces permanente en Arctique, et la possibilité d’une fonte totale des glaces arctiques en été dans un horizon temporel assez proche est désormais envisagée.


© Endlisnis
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Parmi les autres conséquences estimées par le dernier rapport GIEC comme « probables », « très probables » voire « presque certaines », l’augmentation en fréquence et en intensité des événements climatiques hors normes, qui semble également commencer à se faire sentir : cyclones, sécheresses, fortes précipitations, vagues de chaleurs, crues devraient être plus importantes.
 Ouragan Ivan à l'ouest de Grenade le 7 septembre 2009
© NOAA
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La canicule de 2003 en Europe, durant laquelle des températures anormalement élevées (même pour des maximums de chaleur) ont été atteintes, pourrait par exemple être une manifestation du réchauffement climatique. Il y a également des chances pour que celui-ci soit pour partie responsable des phénomènes de désertification en Afrique ou en Mongolie.

Plus généralement, on estime que le changement climatique devrait tendre à amplifier les dynamiques actuelles : plus de pluie là où il pleut déjà beaucoup, moins là où il pleut déjà peu.





© suburbanbloke
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île de Tuvalu
© mrlins
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Les conséquences sociales et sanitaires risquent d’être dramatiques, et on commence à le voir dans les petites îles (comme Tuvalu, menacée de disparition par la montée des eaux) ; les zones côtières, souvent très peuplées, pourraient se voir immergées à moyen terme, ce qui provoquerait un afflux de « réfugiés climatiques ». De même, le recul des glaciers pourrait avoir de graves conséquences pour les villes fluviales et les grands deltas, qui ne seraient alors plus autant alimentés en eau par leur fonte à chaque printemps.
On s’attend aussi à ce que le changement climatique ait des conséquences sur la qualité des sols et la productivité végétale, qui se répercuteront notamment sur l’agriculture.

Néanmoins, à l’heure actuelle, même si des tendances générales d’évolutions commencent à être identifiées, on ne peut pas prévoir avec certitude et exactitude la nature et l’amplitude des conséquences qu’aura le changement climatique.
Le GIEC a récapitulé l’état des lieux dans la prédiction des conséquences du réchauffement sur la vie (humaine et non humaine) dans le tableau copié ci-après. Les traits noirs relient les conséquences en rapport, les flèches en pointillés indiquent que l’effet se poursuit avec le réchauffement ; la position des textes indiques le niveau de réchauffement à partir duquel les effets commenceront à se faire sentir.


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Source : Quatrième rapport de synthèse du GIEC, 2007.


L’ampleur des conséquences possibles explique donc bien que la nécessité de parvenir à un accord international sur les moyens d’enrayer – ou plutôt, de limiter, le réchauffement climatique soit de plus en plus pressante. La volonté actuelle, affichée par de nombreux pays, est de parvenir à limiter le réchauffement à +2°C par rapport à la période pré-industrielle. Ce choix s’explique par le fait que de nombreux effets négatifs sont estimés débuter ou se renforcer à partir de ce niveau de réchauffement, qui représente un « seuil » au-delà duquel le système risque de s’emballer et de devenir incontrôlable.

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