Le calcul de la part respective de chaque Etat dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre, passées, présentes comme à venir, est essentiel pour déterminer ensuite les objectifs de réduction à atteindre pour chacun.
Les 20 Etats les plus grands émetteurs: total des émissions et part cumulée dans les émissions mondiales, 2004
Sources: UNFCCC (2007) 2004 data for US, EU (25), Russia, Japan and Canada; Department of Climate Change (2008) 2004 data for Australia (using UNFCCC accounting); and World Resources Institute (2008) for other countries (2000 data except for CO2 emissions from fossil fuels, which are for 2004).
La Chine est ainsi désormais le premier pays émetteur de GES, dépassant les Etats-Unis. Mais ce chiffre ne doit pas masquer le fossé persistant s’agissant des taux d’émission per capita : ramené au taux de population de chaque pays, le classement est bien différent et révèle les divergences de seuil de développement.
Ces divergences expliquent les tensions existant entre pays développés et pays en développement quant à la répartition du coût de la lutte contre le changement climatique ; et dont le financement est un des nœuds des négociations internationales actuelles.
Les sources anthropogéniques d’émission de gaz à effet de serre sont nombreuses. Elles peuvent être rattachées à six secteurs d’activité: les transports, l’agriculture et la sylviculture, les industries manufacturières, les industries de l’énergie, le résidentiel et le tertiaire, et enfin le traitement des déchets.
Au niveau mondial, l’industrie énergétique constitue la principale source d’émission (26)� suivie par l’industrie (19)�et la sylviculture (17%, incluant la déforestation).
Au niveau national, la part respective de chacun de ces secteurs dans les émissions de GES dépend étroitement de l’économie du pays, de son niveau de développement comme de ses choix en matière de politique énergétique. Les politiques nationales de lutte contre le changement climatique doivent ainsi intégrer ses données sectorielles afin de cibler au mieux leur stratégie de réduction.
En France, le secteur le plus émetteur est celui des transports, suivi de près par les industries manufacturières, l’agriculture et la sylviculture, et le résidentiel-tertiaire.
France, évolution des poids relatifs des secteurs d’activité dans les émissions totales
La place relativement faible occupée par l’industrie énergétique (14% des GES en 2007) s’explique par la priorité donnée au nucléaire depuis les années 1980 à la suite des chocs pétroliers de 1973 et 1979.
Chacun de ces secteurs doit ainsi faire l’objectif de politiques de réduction adaptées, défendues par FNE, qu’il s’agisse :
Des transports (terrestres, maritimes et aériens)
De l’agriculture
Des forêts
De l’industrie manufacturière
De l’aménagement du territoire et de l’efficacité énergétique des bâtiments