
Sommaire
Des causes connues
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Le GIEC
Le Groupe d’experts intergouvernemental d’étude du climat (GIEC) est un groupe de milliers de scientifiques du monde entier qui effectue des revues et synthèses des travaux scientifiques rédigés à travers le monde. Le GIEC publie régulièrement des Rapports d’Evaluation ; le dernier l’a été en 2007 (il est appelé Assessment Report 4 ou AR4). Le GIEC travaille autour de trois groupes principaux :
Tous les documents sont disponibles sur internet (en anglais) ; un résumé détaillé existe afin de synthétiser les centaines de pages (voir le résumé en français du rapport de 2007). |


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Pas de la faute de l’homme ?
L’argument selon lequel le réchauffement ne serait pas de la faute de l’homme est récurent : les argumentaires varient (« le réchauffement est une création politique », « les modèles climatiques se trompent »…). Certaines personnes, ayant accès facilement aux médias, relaient ces thèses, usant parfois de leur autorité morale (intellectuel, scientifique) pour peser d’avantage.
En particulier en France, M. Allègre intervient souvent dans la presse pour vilipender la « théorie du réchauffement climatique », revêtant la figure de « martyre de la pensée unique »… et il réussit à jetter la confusion dans le grand public. Pourtant, la communauté scientifique compétente sur la question est unanime sur la réponse : c’est bien l’activité humaine qui est à l’origine des changements climatiques actuels. M. Allègre et quelques collègues à lui ont tenté de prouver le contraire (notamment lors d’un débat à l’Académie des Sciences en mars 2007) : leurs thèses ont été démontées point par point, tandis que celles des climatologues ne cessent d’être renforcées. Voir par exemple cet article de Libération ou celui-ci de l’Express. Il n’est désormais plus permis de douter de la responsabilité de l’homme dans le changement climatique en cours |
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Un exemple de « rétroaction positive » est l’effet du réchauffement sur la couverture neigeuse. En effet, en temps normal, celle-ci renvoie la lumière du soleil et diminue ainsi la quantité d’énergie absorbée par la Terre. Si cette couverture neigeuse diminue, moins de lumière est renvoyée, donc plus d’énergie est absorbée, donc la température augmente, ce qui accélère la fonte des neiges. Et le cycle recommence. Autre rétroaction positive probable : le phytoplancton présent dans les océans constitue un puits de CO2 (qu’il utilise pour la photosynthèse) ; or, le CO2, dont une partie est pompée par les océans, est un acide : plus on en émet, plus on acidifie les océans, ce qui pourrait décimer le phytoplancton… et diminuer l’efficacité du puits océanique.
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Pourquoi le changement climatique est-il un problème ?
Certains argumentent que la température de la Terre n’a pas toujours été celle que l’on connaît aujourd’hui et que ces variations sont naturelles. Et il est vrai que des variations importantes ont déjà eu lieu par le passé, du fait des variations de la concentration en GES (par l’activité volcanique, par le fonctionnement de la biosphère…) mais aussi du fait de l’activité solaire et d’autres paramètres astro-physiques. En soi, un changement climatique n’a rien d’inhabituel, car la Terre en a déjà connu et en connaîtra d’autres… Mais celui qui se produit actuellement est inédit de part sa rapidité : jamais une telle évolution n’a été observée sur un siècle. Pour l’humanité, ainsi que pour la biosphère dans son ensemble, un tel changement en si peu de temps pourrait être catastrophique. L’homme s’est développé dans un environnement donné qu’il a su exploiter à son avantage. En passant à la sur-exploitation et en remettant en cause l’équilibre dans lequel il s’est épanouit, l’humanité met en danger sa propre existence.
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Les résultats des modèles sont-ils fiables ?
Une objection souvent entendue aux prédictions des climatologues est la suivante : « comment peut-on prévoir le climat sur un siècle alors qu’on ne peut avoir de prédictions météorologiques fiables sur dix jours ? ». Effectivement, ce sont les mêmes modèles qui sont utilisés pour les prévisions météo et pour la modélisation du climat à long terme. La différence vient de l’objectif poursuivi. Dans la prévision météo, on cherche à connaître l’évolution exacte des conditions météorologique en un point donné ; les conditions initiales sont donc très importantes, et il suffit d’une petite différence dans la situation de départ pour aboutir à des résultats complètement différents à long terme. Or, il est impossible de reproduire sans aucune erreur la situation atmosphérique à un instant donné : les prévisions météo ne sont donc fiables que sur une dizaine de jours.
Dans la modélisation du climat, en revanche, connaître avec précision le temps qu’il fera à Ormoy la Rivière le 18 octobre 2074 n’a aucun intérêt ; on veut uniquement connaître des tendances, des moyennes : par exemple la moyenne des températures estivales en Europe à la fin du 21e siècle. Les conditions initiales importent peu : les modèles tournent sur des temps trop longs pour qu’elles affectent les résultats de façon significative. Un modèle donne en fait un ensemble non exhaustif de trajectoires possibles du climat, au sein duquel la répartition exacte des jours de pluie ou de grande chaleur change, mais pas leur fréquence moyenne.
A partir du moment où les équations sur lesquelles ils reposent constituent une représentation juste du système climatique, ce qui semble être le cas, les résultats des modèles sont donc parfaitement fiables lorsqu’ils prédisent une hausse moyenne de la température. |


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Où en sommes-nous ?
Et depuis que ces différents scénarios ont été imaginés, où en sommes-nous ?
Dans un article de 2007, des scientifiques ont montré qu’actuellement nous nous situons au-delà du pire scénario envisagé par le GIEC, c'est-à-dire qui nous amènerait à un réchauffement de 3 à 7°C. ![]() Cliquez pour agrandir Ce graphe montre qu'actuellement les émissions mesurées sont au delà du pire scénario du GIEC, qui pourrait conduire à un réchauffement moyen de +6°C. Les deux courbes noires indiquent deux estimations des émissions mondiales de GES par deux instituts différents.
Source : article de Raupach, 2007
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